A la Une

La culture urbaine entre en scène

La culture hip hop, née sur les ruines du Bronx dans les années 70, a depuis dépassé de nombreuses frontières. Le graff est désormais un mouvement artistique reconnu aux quatre coins de la planète, avec son histoire et son évolution. Ses maîtres sont reconnus sur les marchés de l’art et leur cote monte en flèche.

 

Le hip-hop a également gagné ses lettres de noblesse. Issue de la rue, cette danse se retrouve sur les scènes du monde entier.

Cet été, le centre de vacances de jeunes d’Entre-deux-Guiers (Isère) propose deux nouveaux séjours pour découvrir ces cultures urbaines : graffiti et hip-hop.
Les 13/17 ans seront accompagnés par des graffeurs professionnels qui leur transmettront leurs techniques. « Les jeunes auront 6 séances de 2 heures réparties sur la colo », précise Céline Caldara de l’ARI (Antenne régionale Igesa) Auvergne-Rhônes-Alpes qui organise le séjour. « Ils seront initiés à la culture hip-hop avant de dessiner sur feuille et sur carton toilé », ajoute-t-elle. Un joli souvenir à ramener à la maison.

Les adolescents apprendront ensuite à se servir de la bombe, un geste difficile à maîtriser, et réaliseront une fresque individuelle et une collective. « Ces réalisations devraient être exposées dans la commune ».

Les danseurs choisiront plutôt la colo hip-hop où ils alterneront entre breakdance et streetdance. « Ils fonctionneront comme les graffeurs, avec 6 séances de 2 heures », note l’organisatrice. Entourés d’experts, ils pourront améliorer leurs performances et organiser des battles. Le centre possède d’ailleurs une salle entièrement équipée pour un show digne des plus grands qui bouclera le séjour.

Les adolescents profiteront aussi du cadre magnifique du village, niché entre montagne et forêts. Ils passeront une journée au lac d’Aiguebelette en plus des activités et sorties qu’ils choisiront avec le directeur et les animateurs. 

 

L'actu

Chiffre clé et brèves

• Chiffre clé

Plus de 9000 prêts accordés en 2011
L’année dernière, l’Igesa, qui gère les prêts de l’action sociale des armées, a accordé 9103 prêts pour un montant global de 45,4 millions d’euros. Plus d’un tiers sont des prêts dits personnels (3858 pour 4,3 millions d’euros) mais en termes de montant, la catégorie logement regroupe presque 70% du total avec 30,6 millions d’euros.
 

 

• Brèves

Montrouge : première image de la nouvelle résidence


Avec ses couleurs chaudes et ses nombreuses ouvertures, la résidence Descartes s’élève dans un design à la fois chaleureux et épuré. La façade ainsi que le gros œuvre sont quasiment terminés. L’intérieur du 3e hôtel parisien de l’Igesa, situé à Montrouge, sera aménagé cet été pour une ouverture prévue à la rentrée.

Résidence Voltaire : réaménagement du hall d’accueil   
Après avoir rénové ses 150 chambres, la résidence Voltaire lance la réfection de son hall d’accueil. « Tout va être réaménagé, du sol au plafond », précise le directeur de l’hôtel parisien, Jérémy Gaye. « Nous allons réorganiser l’espace, améliorer le comptoir et réserver un coin pour Internet ».
   
Tous les appartements de Carcans rénovés
La résidence de Carcans-Maubuisson lance la 4e et dernière tranche de rénovation de ses appartements. Les travaux, débutés en 2010, se termineront avant l’ouverture de l’établissement fixée au 23 juin. Ainsi, les vacanciers profiteront d’appartements refaits à neuf, et entièrement équipés (kitchenette, TV, terrasse avec salon de jardin). La résidence est située au cœur de la forêt et à 3 km de l’océan, un véritable havre de paix en Gironde.

L’hôtel de Vernet-les-Bains restauré
Cet été, le magnifique Hôtel du Portugal de Vernet-les-Bains sera entièrement restauré. Depuis janvier, l’établissement datant de la Belle Epoque rénove sa façade arrière, après la première tranche de travaux réalisée l’an dernier.

« Le chantier permettra aussi d’améliorer l’isolation sonore et thermique », note le directeur Franck Cervera avant d’ajouter : « Tout a été conçu pour conserver le cachet original ».

Plus de 1700 fans sur Facebook
Vous êtes plus de 1700 à partager informations et souvenirs de vacances sur notre page Facebook ! Vous pouvez également échanger vos bons plans sur les forums des établissements de vacances, adultes et juniors. Et en cas de question précise, Serge, l’expert de l’Igesa, sera là pour vous guider !

Plus de 1600 vacanciers ont fêté Noël avec l’Igesa
Pendant les fêtes de fin d’année, les établissements de l’Igesa ont accueilli 1662 vacanciers, dont près de 1300 en pension complète. Des touristes comblés par les animations et de véritables festins.
Par exemple, l’hôtel club d’Agay-Roches Rouges a respecté la tradition provençale des treize desserts de Noël, en référence aux treize personnages de la Cène. « La symbolique des produits présentés a été expliquée à la fin du repas », affirme le directeur Patrick Campana, afin d’apporter aux vacanciers une « culture gastronomique ».
De l’autre côté du monde, à Kuto, en Nouvelle-Calédonie, les chanceux ont fêté Noël en terrasse devant un spectacle de danse locale.



Vacances de février : la neige enfin au rendez-vous !
Cet hiver, elle a tardé à venir mais ça n’est qu’un mauvais souvenir. La neige est récemment tombée en abondance dans les stations pour le plus grand bonheur des skieurs. A Mont-Dauphin, dans les Hautes-Alpes, ainsi qu’à Pralognan-la-Vanoise, en Savoie, plus de 95% du domaine skiable est ouvert. Les établissements Igesa vous attendent pour des vacances à la montagne inoubliables !

Zoom sur

Centres sociaux : répondre aux besoins des familles de ressortissants

 

Les jeudis et vendredis matins, les épouses de légionnaires de Calvi se retrouvent au centre social pour apprendre le français. C’est la coordinatrice du centre, Nathalie Fantoni, qui donne les cours. Ses élèves sont roumaines, polonaises, russes, biélorusses, « j’ai même des Asiatiques et des Américaines », précise-t-elle. S’appuyant sur des supports imagés et sur une méthode d’apprentissage spécifique, elle transmet les bases de la langue de Molière à ces femmes, qui parfois ne parlent pas un mot de français. « Il y a trois groupes de niveau différent. Les débutantes, les intermédiaires et celles qui parlent bien. Pour les deux premiers groupes, j’axe les cours sur les besoins au quotidien ; pour les autres, c’est plus de l’approfondissement, de la grammaire », explique Nathalie. Entre 25 et 30 épouses suivent ses initiations.

Le centre social de Calvi propose également des activités pour les enfants des 1200 militaires du régiment. Nathalie assure un soutien scolaire le mercredi matin. Et en septembre dernier, elle a mis en place des ateliers ludiques pour les jeunes. 

« Il s’agit de travaux manuels : peintures, collages, découpages… Par exemple, on travaille actuellement sur le thème de la mer, j’en profite pour leur apprendre le vocabulaire marin ».

Les enfants peuvent également suivre des cours d’anglais donnés par une épouse de militaire à titre bénévole, « une animatrice américaine, ça fonctionne très bien », indique Nathalie.
Les épouses ont en effet la possibilité de proposer des activités au centre. « Il faut que son idée réponde à un besoin des familles. Si c’est le cas, j’étudie la possibilité avec elle, et l’accompagne dans la mise en place de l’activité. » Quand elle a pris la tête du centre social en 2005, Nathalie a aidé une épouse de ressortissant à lancer des cours de dessin et peinture pour adultes. « Cette année, l’épouse du chef de corps s’est proposée pour donner des cours de cuisine », souligne la coordinatrice.

C’est souvent par le bouche à oreille que les femmes fréquentent le centre social. « Sinon c’est leur mari qui leur en parle ou les assistantes sociales », note Nathalie.

L’Igesa gère deux autres centres sociaux semblables, à Laudun (Gard) et à Aubagne (Bouches-du-Rhône). En Nouvelle-Calédonie, il existe trois centres sociaux artistiques : Plum, Nandaï et La Tontouta. Leur vocation n’est pas d’apprendre le français mais de proposer une palette d’activités pour les adultes : tressage, couture, cuisine… L’objectif : favoriser le lien social entre les familles de militaires.
 

L'interview du mois

Tristan Rossi, capitaine de La Valériane, bateau du centre Igesa de Porquerolles

Depuis 4 ans, Tristan Rossi transporte les vacanciers du continent au centre de vacances Igesa de Porquerolles et organise de belles excursions dans les eaux turquoise du Var.

Transportez-vous uniquement des vacanciers de l’Igesa ?
Oui, le bateau appartient à l’Igesa depuis 1991. Auparavant, il faisait les visites de grottes en Corse du Sud.

Quelles sont vos principales missions ?
En juillet/août, je m’occupe des familles qui logent à l’hôtel club de Porquerolles. Je les transporte de Hyères à Porquerolles, le samedi, jour des arrivées et des départs. La traversée dure une vingtaine de minutes.
Le mardi, je leur propose un tour de l’île qui dure environ deux heures, et le jeudi, je les emmène à l’île de Port Cros. Il faut 1 heure pour y aller et les familles passent la journée sur cette île paradisiaque.

Et le reste de l’année ?
Je travaille un peu à la carte selon le planning du centre qui accueille des classes et des séminaires.
Avec mon équipage -un marin et un mécanicien- nous transportons également du matériel pour le centre de vacances, mais pour des raisons d’hygiène, nous ne sommes pas autorisés à transporter du frais.
 

Puis, quand le centre ferme, je m’occupe de la révision du bateau. Je me charge des petites interventions (vidanges, électricité…), l’Igesa faisant appel à un intervenant extérieur pour les grands travaux. 

Quel est votre parcours ?
Je suis natif de l’île et connais bien ses environs. J’ai passé mon brevet et les nombreux diplômes pour devenir capitaine. Le transport maritime de passagers est très réglementé et nécessite des connaissances médicales, sécuritaires, législatives… J’ai travaillé sur des chantiers navals, géré la pompe à essence de Porquerolles avant de devenir capitaine de La Valériane, il y a 4 ans. Je connais d’ailleurs bien l’ancien capitaine avec qui la passation s’est faite en douceur.